03 décembre 2007

My blueberry Nights

Se noyer dans le temps, le perdre et le repêcher. Enfin trouver un sens à tout, ou à rien. Comprendre pourquoi nous agissons sans même plus penser, sans rien plus écouter de nous, sinon le tambour social. Le pendule, dans son mouvement strict, nous appelle toujours à refouler nos instincts. Quel mépris pour nos personnes.
Pourquoi nie-t-on farouchement religieusement la passion ?

Mercury Rev / Catpower / J. Timberlake / Beethoven
Vous savez tout maintenant.

29 novembre 2007

Orchestre sentimental


Et pourquoi pas les crins d'un archet rugueux sur un piano en desuétude ?
And why not hairs of a rough violin bow on a disuse piano ? 

Le noir d'une matinée encore jeune dans Paris. Une journée encore nue ; l'horizon immobile que seules quelques volutes de fumée crachées par les toits de Paris animent. Le monde dors encore et tel un bébé assoupi, il exerce cette attraction mystérieuse sur moi, avec son aube rosée. J'ai envie de le regarder silencieusement, en courbant ma bouche proche du sourire, et c'est justement dans ce soupir que j'ai envie d'embrasser l'humanité, de l'étreindre dans son silence ...

***

[Dans la vie, tu as ceux qui savent positiver, et les incapables. Moi je suis du second lot, de ceux qui s'engourdissent de pessimisme. Pire même, je suis plus paradoxale que quiquonque. Ce qui est supposé me réjouir m'endors, et ce sont les petits détails insignifiants, en apparence, qui me réveillent, qui excitent mon enthousiasme. Je suis de ceux, oui, qui se laissent (a)battre par la routine et par le froid, qui n'ont pas la force de ceder à la tentation, ô combien grande, de geindre. I'm a looser. Cette petite voix de merdeuse qui n'est jamais contente, qui n'est pas foutue de voir que tout lui sourit, ce regard larmoyant d'enfant choyée, et cette bouche assechée par un flot indescent de plaintes. Que je suis conne des fois. ]

Les semaines à venir s'anoncent sucrées.

23 novembre 2007

Pensées.

La femme doit se dorer pour être adorée. Dixit M.Foufou

Les artistes élargissent notre perception. La nôtre est utilitaire, au service de la vie et de nos actions car, avant de penser, ne faut-il pas agir ? Or l'action se fonde sur le moment opportun, le kairos et necessite des repères. Finalement, ce sont ces contraintes de temps et d'espace qui nous resteignent, et ce que nous perdons sur le plan de la connaissance, nous le gagnons en efficacité.
Les mots sont principalement à l'origine de ces repères qui nous rassurent et nous orientent. Ils classent les choses, les organisent en genre. Les noms communs sont donc par essence généraux. Mais la réalité des choses est qu'elles sont toutes uniques et singulières. Le langage est donc au service de nos besoins, mais est faussé par son aspect restrictif. Les mots nous donnent cette cohérence et cette rigueur. Ils viennent renforcer ce voile que l'artiste se veut soulever : il est ce revelateur qui parvient à exprimer la richesse des choses. L'art dévoile notre vie intérieur et les vérités exterieures. Il ne les invente pas, il ne les imite pas, il les rend transparentes. Les poètes n'ont pas inventé l'amour. Nous avons préalablement une conscience obscure et confuse de ces réalités ; sa tâche, à l'artiste, est de nous en faire prendre pleinement conscience et dans leur vérité profonde.
(je suis persuedée que celà vous rappellera qqch. La philo est obsédante.)

Deçà quelques semaines, j'évoquais cette marchandisation à laquelle seule le temps me semblait échapper. Souvenez-vous ... Eh bien, la société de valets (A. Gorz) qui se developpe de manière croissante (service aux particuliers) se revèle mettre en doute ce la, puisqu'elle consiste en l'achat de temps d'autrui !

17 novembre 2007

L'Afrique ne peut pas être eternellement le jouet de l'Occident

"Depuis plus de quarante ans, le continent africain est consideré comme un champs d'expériences humanitaires où tous les coups, nobles ou bas, sont permis pour atteindre des objectifs inavouées. D'année en année, les organisations humanitaires se multiplient à travers une Afrique où les populations s'entre-tuent, où la misère, renforcée par le déséquilibre des échanges commerciaux internationaux, fait ravage au même titre que le sida, le paludisme et autres épidémies mortelles. Les Occidentaux, qui sont le plus souvent complices du malheur du continent en soutenant des dictateurs sans scrupulee ou en provoquant des guerres pour défendre leurs interêts, voient dans cette situation on ne peut plus regrettable de l'Afrique le moyen d'expérimenter leurs fantasmes humanitaires. L'exmple du Rwanda, pendant le génocide de 1994, est encore vivant dans nos esprits. Le monde entier avait alors assisté en direct à un génocide de caractère horrible et insoutenable, sans que les Nations Unies ou toute autre organisation internationale ne lève le petit doigt. Les ONG et autres organisations dites humanitaire ne se sont manifestées que trois mois après le début des massacres. Cette intervention, tardive il est vrai, avait pour véritable intention de sauver les milliers de tueurs hutus qui, durant les cent jours fatidiques du génocide, ont massacré leurs compatriotes tutsis avec des machettes, des houes et des serpettes. Aujourd'hui, au Tchad, nous sommes en train d'assister à une histoire d'"enfants orphelins" que personne ne comprend. L'ONG L'arche de Zoé fait l'objet de poursuites au Tchad pour avoir tenté d'envoyer une centaine d'enfants "tchadiens" ou "soudanais" en Europe. Il est temps que les Africains prennent leur destin en main. L'Afrique ne peut pas être eternellement le jouet de l'Occident. Ces organisations "hummanitaires" non gouvernementales qui envahissent le continent por des causes auxquelles elles-mêmes ne croient pas doivent désormaiscomprendre que nous touchons à la fin de l'idéologie postcolonialiste, paternaliste, sinon méprisante, qui voit toujours en Afrique une terre de tous les malheurs."

 L'indignation d'un bloggeur mauritanien. Courrier International n°889.

15 novembre 2007

Chronique anodine sur le frisson. Essai sur un coeur vacillant.

Des pas que j'ai dû incruster, graver dans le bitume, à force de le chatouiller quotidiennement, dans la plus exquise monotonie. Ce chemin qui se repète, en boucle, comme on enclencherait un mode "marche arrière" de camescope. Avancer, puis revenir au point de départ, quoi de plus lassant. Ce rembobinage a dû me faire user des dizaines de paires de chaussures depuis, et faire émaner de moi suffisamment de stress pour fournir à la planète l'énergie qu'elle requiert. Cette rue qui chaque jour prend des couleurs différentes, qui m'a vue déprimée comme heureuse, enjouée comme pâteuse. Rue des Maraîchers, vingtième arrondissement de Paris ; petite rue, longs trajets.
Le froid tangible et narquois se vivifie de jours en jours ; je bous d'impatience, transplaner, je ne peux plus attendre, je brûle, le froid, aussi vif soit-il, m'est ridiculement insignifiant. Je le veux, à mon oreille, je veux ses mots, assouvrir cette frustration, rire de ses confessions, rire tout court, écouter, juste par illusion de présence, juste pour ce contact mirifique, et néanmoins sournois. Je brûle, mes pas sont sourds, j'observe d'un oeil furtif, aceré, les passants flâneurs, mon cerveau est en ébullition. C'est l'impatience extrème. L'homme est devant moi, il est enveloppé dans ses cuirs bruns. J'observe sa demarche, nonchalente et calme, sereine. Et moi, j'ai une marche quasi mécanique, je suis au bord de l'explosion. Ses épaules se balancent de droite à gauche, de gauche à droite ... Ses épaules ... Tel ce métronome dans ce chaud salon d'enfance ... tel le balancier d'une vieille horloge de bois massif, de celles qui garnissent les logis de grand mère. Ses épaules basculent frénétiquement d'un côté à l'autre, je suis fixée sur ce balancement, il m'observe, ce temps. Son allure, les secondes qui filent et fusent. Et ses pas gagnent un rythme plus soutenu, ils quittent le bitume de mes matins pour apporter leur chagrin sous terre. Je poursuis mon chemin, rentre dans le hall marbré de l'immeuble et me rappelle combien il faisait froid, dehors. Je suis en haut, mes mains tremblent, j'ouvre la porte, fébrile. Le combiné, et j'explose. Le bonheur, l'euphorie, l'extase suprême.

14 novembre 2007

En ce moment, j'ai une tête de chercheur fou.

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13 novembre 2007

58 ans.

 Joyeux anniversaire, ouai.

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11 novembre 2007

My boyfriend is like anyone.

Parfum exotique. On ne l'a jamais autant respiré que dans l'air du quotidien. Il n'y a rien de plus exotique qu'un banal rayon de soleil dans les lieux qu'on parcoure en semant régulièrement des traces de pas humides, parapluie en main, et la mine dépitée par le ciel grisâtre de la routine. Les plus beaux moments sont ceux de la solitude. Ceux où la pensée prend le dessus. Où l'on prend conscience de la beauté des chose et d'êtres. Et puis il y a cette simplicité, cette franchise qui étonne, ces paroles qu'on ingère sans mal, parce qu'elle sont couplées de rires à se tordre, de rires plus humains, plus necessaires et vitaux que tout. Les flots de paroles, de petites corolles qui chatouillent nos âmes ; une ombre avenante, voire amicale, et les voilà sublimées.

La solitude hivernale s'installe, rythmée par quelques soirées de fous rires. "Re-POSE le Totem Dianne. Repose le totem. PUTAIN tu vas le reposer oui ??!!! " "Sympa Fanny, ta danse du totem".  "I comme ? immoral ? Ah nan, moi j'aurais dis itoris". "Un car de singes? C'est quoi ça ?"  

L'angoisse de la Playlist, qui est un condensé humain, ces notes qui régissent notre mince quotidien. Une harmonie vibrante, qui suffit à nous rappeller des mois entiers. L'Ipod est la pensine du monde moderne qui nous permet de nous embuer de reminescences, de rejoindre jusqu'à notre jeune adolescence, la vie écoulée, le temps passé et regretté.

(Ou quand l'expression "adorer" prend tout son sens ... )


Patrice, Sunshine 

 

25 octobre 2007

Quand l'expression n'a pas lieu d'être.

Devant cette nature impétueuse, se laisser refroidir, succomber aux forces qui nous dépassent, à nos comportements ahurissants. Tout ce qui nous dépasse et que l'on regarde d'en bas. Pouffer, soupirer. Et ce passé, qui nous étrangle, que l'on n'est plus à même de réduire, d'anéantir. Et en même temps, cette douce euphorie, ce froid vivifiant, cette chance infatiguable. Comme si, la nature, désormais nue, se pliait, se voutait pour satisfaire mes désirs, même ceux que je n'avais pas encore fait naître. Belle anticipation. Mais oui, l'hiver, le froid, ces ombres qui se chevauchent et s'entrechoquent, enmitoufflés dans ces fourrures, mais oui, le souffle et la nuit dans un froid apaisant. L'hiver, ou cette douce analgésie. C'est magnifique.

C'est drôle ce vide. Comme si en si peu de mois, je m'étais dégonflée. Finalement, je ne suis porteuse de rien. Mon corps est rempli d'illusions. La matière est absente. Je suis ridicule. J'ai une envie de décimer ce que j'avais construit. Pour la haine de ne pouvoir offrir plus. D'avoir perdu un certain éclairage. D'être bredouille face à vos attentes. Mais je n'ai jamais écris que du vent. C'est le jargon qui m'a sauvée. Le néant. J'ai écris le néant. Joli paradoxe. Ecrire l'infini. Il y a trop d'incohérences dans ce monde, c'est fou. C'est fou aussi, comme ça me détruit de voir les gens dans leur moule, dans ce moule qui leur colle à la peau tel une ombre. Comme les gens sont prévisibles. Comme ils vont se dire que je suis futile, juste parce que j'aurais écris un article comme celui-ci. Comme c'est beau de déballer des flots de mots sans se soucier de leur portée. Comme c'est bon de laisser couler nos velleités. Comme le prof de philo doit se complaire de cet état. Je ne comprends pas ces génies. Moi, je ne comprends pas le monde.

(Et la jouissance de perdre une heure à s'abrutir devant l'objet de notre satisfaction)
(Et la facilité crasse de se laisser dire des choses abruties)

 

19 octobre 2007

E comme ... Evidence

TU ES CETTE EVIDENCE.
Ces longs cheveux bruns, ondulés comme ce sourire sur ses lèvres, glissant sur sa nuque. Ces vertèbres qui coulent une à une le long d'un corps dévoilé. Ces traits fiers et ce regard profond singeant l'assurance. Une poitrine sagement révelée, pour un regard entier. Ce corps honnête et ces traits francs, ces sourcils épais longeant la perle d' yeux brûlants de vie. Cette invasion de sentiments vifs et tenaces, forts d'une longueur qui semble infinie comme ces cils dans la continuité de ses paupières ombrées.. Tout ceci, à toi.
 

16 octobre 2007

Mardi 16 octobre

Cette course à la montre. C'est vraiment fabuleux. Tout ça, ces habitudes, mais la surprise toujours plus grande sur certains terrains. Les objectifs qui s'éclaircissent, voire qui se concrétisent. Un sens qui prend sa matière et qui se définit.
Et puis cette capacité d'acuité qui se réduit peu à peu à une bribe d'êtres, partie intégrante de moi. Une bribe d'être.
Il n'y a rien à signaler, effectivement, mais le bonheur, ça peut se dire. 

"Comment faut-il vivre sa vie?" Voilà qui me laisse perplexe, car si bien des modes de vie sont contradictoires les uns avec les autres, incompatibles entre eux, il est possible d'adherer à deux religions de la vie totalement opposées. La frustration de choisir, d'exclure une partie de soi, de la renier. Et l'intelligence c'est de savoir manier une certaine vie spirituelle tout en conservant ce matérialisme qui nous impregne inexorablement. Il faut admirer l'ouverture d'esprit de certains, et il faut perseverer. C'est un combat contre l'animalisation ; toute lumière est bonne à prendre. Apprenons, apprenons.

(Gibson, c'est aussi le nom d'un désert en Australie =D) to Guillaume. 

 

EDIT : Ceci n'est pas "texte" comme certaines ignares l'affirment mais un barbouillage, nuance ...  
 

06 octobre 2007

Théatre du Lucernaire, ou ces envies de pain d'épice

Art, cette bouffée d'air éclatante, ce retour à l'unité, à l'authenticité.

L'art est une véritable source que l'homme nie tristement. Art, aucun mot, juste des passions qui s'exercent, quelques larmes de joie, des secondes sans minutes, et ces regards renouvelés, laissant dans leur solitude nos routine effrenées.
L'art n'est à la hauteur de rien, on ne le compare pas. Le mercantilisme dans lequel on l'a inseré est ahurissant. L'art est à tous, comme la vérité nous appartient. L'art est un droit, comme on a le devoir de ressourcer nos âmes encrassées. L'art est une force qui dépasse l'homme, et c'est bien pour cela qu'il nous laisse si souvent perplexe. Parce qu'il est le precepteur qui nous ramène aux fondamentaux du vivant. L'eternel et le sublime. 

 

26 septembre 2007

Billet doux

Ca degénère, c'est le bordel, il pleut, le monde chiale, on va tous creuver, j'vais m'suicider.

25 septembre 2007

M. "Je mouille ma chemise" ou la médiocrité

L'enseignement philosophique, ou cette anoxerie de l'écoute de l'autre, horrifiante d'idées pré-conçues. Quelques centimètres plus haut, et l'on devient sa propre vérité, et nos phrase deviennent les lois de l'humanité. C'est ça, la philosophie ? Parler, généraliser, parler, s'écouter parler, se pâmer devant un public tout relatif et s'autosatisfaire ?
Crétin fini ... Bah putin, c'est vraiment de la merde la philo.

17 septembre 2007

Onde euphorique (Version 154.5)

De là à se quitter, l'extrême devra être plus poussé. Mais là c'est différent, je n'étais pas censée venir ici. Il fallait pourtant partager cette exquise euphorie, encore, cette transe qui s'apparente à un délire opioïque, cet excès dopaminique. Je vole, sans m'écraser. Le pavé dans la gueule n'est pas venu. Mon seul ennemi est moi-même, je suis mon propre enfer. Mes ailes glissent dans la douce matière nuageuse du bonheur, de la prose des désirs inassouvis, ceux qui nourissent généreusement l'homme. La vitesse rosi mes joues, les balafre. Je ferme les yeux. Je l'écoute, j'écoute -M-, Matthieu Chédid. Et c'est comme Jacques Brel, cette sensualité qu'on explique pas. Comme tout ; ce que l'on ressent que l'on explique pas. Mes mots en vracs, ce vague reflet d'une transe sans conteste, celle qui donne aux Magnolias de la terrasse des allures de danseuses, et perchées le long de la rembarde, observant de haut ces brins d'herbes désinvoltes et illégitimes. C'est Roméo et Juliette. Le monde qui s'aime contre son gré.  Ce regain d'énergie  qui refait surface fréquemment, qui me rappelle comment vivre, qui m'apprend encore, et chaque fois qui je suis, qui je veux être. Parce l'homme heureux est celui qui désire. Qui désire seulement. Celui qui s'oublie, mais qui fait de tout son désir, sans se l'approprier, en l'appréciant simplement, par la jouissance de sa vue, de son contact. Evidemment que le bonheur est intérieur, qu'il est cet horizon qu'on atteint par l'esprit. Et réfléchir, encore réfléchir, sacraliser tout ce qui est, bonnifier la banalité. J'y songe. S'entourer, braver le futur, le narguer. Ces deux personnages antagonistes qui s'affrontent en moi, qui brisent la nonchalence du quotidien, moi, cette folle inconstance, et ce plaisir infracturable de vivre, de voir le monde, de les aimer, et de changer, changer.

C'est con, mais merde, qu'est-ce-que c'est intense.


07 septembre 2007

Paroles

"La vie des Parisiens se consume plus rapidement qu'ailleurs, tant les trépidations du désir son violentes. Une véritable fournaise pour les passions."

Eric Cobast dans Petites leçons de Culture Générale 

"Nous ne pouvons cesser de désirer et cela même nous magnifie et nous tue. Le désir ! Il nous porte et nous crucifie, en nous conduisant chaque jour au champ de bataille où nous avons perdu la veille mais qui, dans le soleil, nous semble un nouveau terrain de conquêtes, nous fait bâtir, alors que nous mourrons demain, des empires voués à devenir poussière, comme si le savoir que nous avons de leur chute prochaine n'importait pas à la soif de les édifier maintenant."
"C'est peut-être ça être vivant : traquer des instants qui meurent."

Muriel Barbery dans L'élégance du hérisson 

04 septembre 2007

Et au Japon, il existe une Fédération des Puceaux.

"Baby Blues, Baby Doll" sur France 5, reportage glaçant sur la société Japonaise d'aujourd'hui. Pire qu'un glissement fatal, la société est un culbutos se dirigeant vers un néant flippant. Déjà là-bas, la sphère familiale est éclatée, les relations humaines complètement balafrées, et l'individualisme criant forge des générations de plus en plus dépressives et solitaires. Plus de couple, plus de natalités, plus de sexe. Le Japon d'aoujourd'hui est l'Occident de demain. Un ravin creusé par l'argent et la soif de désirs, par l'incapacité à se limiter. Les hommes sont fous. Visionnez ce documentaire putain, c'est effrayant. Le cynisme, partout.

L'enfant-roi

Les gens ont la ridicule manie de sourire niaisement ou hypocritement à tous être d'un âge inférieur à 9 ans dans tout lieu public quel qu'il soit. Mais sachez-le, je ne cèderais pas à ce rite, je-hais-les-mômes.

Notez par ailleurs que dans les cas les plus desesperés, le sourire s'accompagne d'une remarque et de deux questions :
- Qu'elle (il) est mignon(ne) !
- Comment s'appelle-t'il(elle) ?
- Quel âge as-tu ?
Les mêmes rites langagiers se retrouvent au sujet d'un Chartreux ou d'un Labrador. Trouvez l'erreur.

03 septembre 2007

Je déprime, donc le monde est depressif.

Qu'on s'explique bien ce Pop Art que l'on a tant veneré n'est qu'une conception directe de l'art avec la société de notre temps ; d'où "Popular Art". Jusque là, tout va bien. Son principe de base étant de magnifier les objets les plus symboliques de la société de consommation, les démultiplier, pour les produire en série, l'objet d'art, n'est alors plus qu'un produit manufacturé à son tour. Mais après le désir, qu'il y a t-il ? Continuons ce culte funéraire.

Ce monde, aussi, où l'on s'acharne a éterniser l'âge bac à sable. Ce monde qui me fait peur. Cette ville est un virus schizophrène, un univers malsain, peuplé d'êtres complexés, étourdis par eux-mêmes, par leurs délires insignifiants. Pousser toujours plus loin les limites du rationnel. Pour se sentir vivre, pour se convaincre de nous-même, pour se figurer une conscience bagatelle. Mourir seuls, intérieurement. Mourir sournoisement, sappés de fluo et de nippes, elles aussi toujours plus insensées. Mourir seuls parce qu'on crie 'Liberté' alors qu'elle nous atrofie. Ce monde est fou. Ce monde est fou putin.  

Ces pantins ambulants que nous sommes, terrifiés à l'idée de vivre rigoureusement, animés par l'extreme et l'incohérent ; le ridicule de nos lois ; le desespoir d'un monde cynique et déprimé. 

Ni jeunes, ni vieux. Un monde sans âge, la perte de visages du mal-être, d'angoisses ridées. L'âge est ignoble. Les mains saillantes, le regard noir et aceré. L'epiderme plissé et la conscience balafrée. Age, désormais unique fief du hasard et de la destinée. Ce cercle vicieux qui nous ronge, que bientôt la consommation vaincra à son tour ; parce qu'elle est le monstre de nos peurs. Et Papa, maman qui nous avaient pourtant rabâché que "le mieux est l'ennemi du bien" ...

 



Et ma seule part d'intelligence est à 940 km.

 

Un pissenlit dans le béton, et je pleure son nom.

"'Non, Homo tout court, parce que t'es pas sexuel."
"J'ai une gueule de barbie ou quoi ?"
"Nan mais franchement, je vais très bien, je sais qu'on rentre pour moi,  arrêtez de mentir ! mais je vous dis que je vais bien ! JE-VAIS-BIIIEN."
"Putin, j'ai mis ma tête sur l'oreiller, j'ai cru faire quatre fois le tour de mon lit."
"Ouuuuh putin _ Tu veux de l'Apaisyl ? _ C'est pour les piqûres de moustique crétine _ Bah t'es piquet non ?"

Le monde est salaud. Et l'humeur ne me met pas en condition de tolerer ça. A Paris il fait Décembre, et mon bronzage est peut-être la seule preuve de l'existence d'un astre nommé soleil.