18 décembre 2007
Divaguation sauvage
Je vais des rêves très animaux ces derniers temps.
Je me vois hiberner tel un ours polaire (l'adjectif y est) deux mois durant, emmitouflé sous une patte duvetée, à regarder le néant, et à songer au calme, à la plénitude du temps lorsqu'il n'est pas assailli d'humains trop ambitieux.
Je me vois autruche, l'air benêt, à cacher ma tête du train de vie Parisien infernal.
Je me vois loir pour sa faculté extraordinaire à dormir sans cesse, à être reconnu pour, et à ne connaître aucun sentiment de culpabilité.
Enfin, si je pouvais avoir la patte menaçante et griffée du tigre pour donner un peu plus de vigueur à mes gestes, ou le grognement imposant du lion, pour dire qui c'est qu'est le chef, ou encore l'enthousiasme (trop naïf mais si sain) du chien qui jappe, je crois que ...
Si jamais un père Noël passait par ici,
j'aimerais aussi pouvoir passer à travers les murs, dormir les yeux ouverts, et avoir une cape d'invisibilité. Et pas en chèque-cadeau Fnac, je ne suis pas duppe. Merci
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25 octobre 2007
Quand l'expression n'a pas lieu d'être.
C'est drôle ce vide. Comme si en si peu de mois, je m'étais dégonflée. Finalement, je ne suis porteuse de rien. Mon corps est rempli d'illusions. La matière est absente. Je suis ridicule. J'ai une envie de décimer ce que j'avais construit. Pour la haine de ne pouvoir offrir plus. D'avoir perdu un certain éclairage. D'être bredouille face à vos attentes. Mais je n'ai jamais écris que du vent. C'est le jargon qui m'a sauvée. Le néant. J'ai écris le néant. Joli paradoxe. Ecrire l'infini. Il y a trop d'incohérences dans ce monde, c'est fou. C'est fou aussi, comme ça me détruit de voir les gens dans leur moule, dans ce moule qui leur colle à la peau tel une ombre. Comme les gens sont prévisibles. Comme ils vont se dire que je suis futile, juste parce que j'aurais écris un article comme celui-ci. Comme c'est beau de déballer des flots de mots sans se soucier de leur portée. Comme c'est bon de laisser couler nos velleités. Comme le prof de philo doit se complaire de cet état. Je ne comprends pas ces génies. Moi, je ne comprends pas le monde.
(Et la jouissance de perdre une heure à s'abrutir devant l'objet de notre satisfaction)
(Et la facilité crasse de se laisser dire des choses abruties)
19:10 Publié dans Délires primitifs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17 septembre 2007
Onde euphorique (Version 154.5)
De là à se quitter, l'extrême devra être plus poussé. Mais là c'est différent, je n'étais pas censée venir ici. Il fallait pourtant partager cette exquise euphorie, encore, cette transe qui s'apparente à un délire opioïque, cet excès dopaminique. Je vole, sans m'écraser. Le pavé dans la gueule n'est pas venu. Mon seul ennemi est moi-même, je suis mon propre enfer. Mes ailes glissent dans la douce matière nuageuse du bonheur, de la prose des désirs inassouvis, ceux qui nourissent généreusement l'homme. La vitesse rosi mes joues, les balafre. Je ferme les yeux. Je l'écoute, j'écoute -M-, Matthieu Chédid. Et c'est comme Jacques Brel, cette sensualité qu'on explique pas. Comme tout ; ce que l'on ressent que l'on explique pas. Mes mots en vracs, ce vague reflet d'une transe sans conteste, celle qui donne aux Magnolias de la terrasse des allures de danseuses, et perchées le long de la rembarde, observant de haut ces brins d'herbes désinvoltes et illégitimes. C'est Roméo et Juliette. Le monde qui s'aime contre son gré. Ce regain d'énergie qui refait surface fréquemment, qui me rappelle comment vivre, qui m'apprend encore, et chaque fois qui je suis, qui je veux être. Parce l'homme heureux est celui qui désire. Qui désire seulement. Celui qui s'oublie, mais qui fait de tout son désir, sans se l'approprier, en l'appréciant simplement, par la jouissance de sa vue, de son contact. Evidemment que le bonheur est intérieur, qu'il est cet horizon qu'on atteint par l'esprit. Et réfléchir, encore réfléchir, sacraliser tout ce qui est, bonnifier la banalité. J'y songe. S'entourer, braver le futur, le narguer. Ces deux personnages antagonistes qui s'affrontent en moi, qui brisent la nonchalence du quotidien, moi, cette folle inconstance, et ce plaisir infracturable de vivre, de voir le monde, de les aimer, et de changer, changer.
C'est con, mais merde, qu'est-ce-que c'est intense.
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03 septembre 2007
Un pissenlit dans le béton, et je pleure son nom.
"'Non, Homo tout court, parce que t'es pas sexuel."
"J'ai une gueule de barbie ou quoi ?"
"Nan mais franchement, je vais très bien, je sais qu'on rentre pour moi, arrêtez de mentir ! mais je vous dis que je vais bien ! JE-VAIS-BIIIEN."
"Putin, j'ai mis ma tête sur l'oreiller, j'ai cru faire quatre fois le tour de mon lit."
"Ouuuuh putin _ Tu veux de l'Apaisyl ? _ C'est pour les piqûres de moustique crétine _ Bah t'es piquet non ?"
Le monde est salaud. Et l'humeur ne me met pas en condition de tolerer ça. A Paris il fait Décembre, et mon bronzage est peut-être la seule preuve de l'existence d'un astre nommé soleil.
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