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<title>Chroniques de l'absurde, rubrique incensée, badardages médités, brouillon de mon être. FOUILLEZ-MOI - chroniques_anachroniques</title>
<description>Chroniques de l'absurde, rubrique incensée, badardages médités, brouillon de mon être. FOUILLEZ-MOI</description>
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<lastBuildDate>Fri, 04 Jul 2008 10:31:36 +0200</lastBuildDate>
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<title>Chronique anodine sur le frisson. Essai sur un coeur vacillant.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (fUnnyg)</author>
<category>Chroniques anachroniques</category>
<pubDate>Thu, 15 Nov 2007 20:03:45 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&lt;/strong&gt;es pas que j'ai dû incruster, graver dans le bitume, à force de le&amp;nbsp;chatouiller quotidiennement, dans la plus exquise monotonie. Ce chemin qui se repète, en boucle, comme on enclencherait un mode &quot;marche arrière&quot; de camescope. Avancer, puis revenir au point de départ, quoi de plus lassant. Ce rembobinage a dû me faire user des dizaines de paires de chaussures depuis, et faire émaner de moi&amp;nbsp;suffisamment de stress pour fournir à la planète l'énergie qu'elle requiert. Cette rue qui chaque jour prend des couleurs différentes, qui m'a vue déprimée comme heureuse, enjouée comme pâteuse. Rue des Maraîchers, vingtième arrondissement de Paris ; petite rue, longs trajets.&lt;br /&gt; Le froid&amp;nbsp;tangible et narquois&amp;nbsp;se vivifie de jours en jours ;&amp;nbsp;je bous d'impatience, transplaner, je ne peux plus attendre, je brûle, le froid, aussi vif soit-il, m'est ridiculement insignifiant. Je le veux, à mon oreille, je veux ses mots, assouvrir cette frustration, rire de ses confessions, rire tout court, écouter, juste par illusion de présence, juste pour ce contact mirifique, et néanmoins sournois. Je brûle, mes pas sont sourds, j'observe d'un oeil furtif, aceré, les passants flâneurs, mon cerveau est en ébullition. C'est l'impatience extrème. L'homme est devant moi, il est&amp;nbsp;enveloppé dans ses&amp;nbsp;cuirs bruns. J'observe sa demarche, nonchalente et calme, sereine. Et moi, j'ai une marche quasi mécanique, je suis au bord de l'explosion. Ses épaules se balancent de droite à gauche, de gauche à droite ... Ses épaules ... Tel ce métronome dans ce chaud salon d'enfance ...&amp;nbsp;tel le balancier d'une vieille horloge de bois massif, de celles qui garnissent les logis de grand mère. Ses épaules basculent frénétiquement d'un côté à l'autre, je suis fixée sur ce balancement, il m'observe, ce temps. Son allure, les secondes qui filent et fusent. Et ses pas&amp;nbsp;gagnent un rythme plus soutenu, ils quittent le bitume de mes matins pour apporter leur chagrin sous terre. Je poursuis mon chemin, rentre dans le hall marbré de l'immeuble et me rappelle combien il faisait froid, dehors. Je suis en haut, mes mains tremblent, j'ouvre la porte, fébrile. Le combiné, et j'explose. Le bonheur, l'euphorie, l'extase suprême.&lt;/p&gt;
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<title>Je déprime, donc le monde est depressif.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (fUnnyg)</author>
<category>Chroniques anachroniques</category>
<pubDate>Mon, 03 Sep 2007 13:40:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Qu'on s'explique bien ce Pop Art que l'on a tant veneré n'est qu'une conception directe de l'art avec la société de notre temps ; d'où &quot;Popular Art&quot;. Jusque là, tout va bien. Son principe de base étant de magnifier les objets les plus symboliques de la société de consommation, les démultiplier, pour les produire en série, l'objet d'art, n'est alors plus qu'un produit manufacturé à son tour. Mais après le désir, qu'il y a t-il ? Continuons ce culte funéraire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce monde, aussi, où l'on s'acharne a éterniser l'âge bac à sable. Ce monde qui me fait peur. Cette ville est un virus schizophrène, un univers malsain, peuplé d'êtres complexés, étourdis par eux-mêmes, par leurs délires insignifiants. Pousser toujours plus loin les limites du rationnel. Pour se sentir vivre, pour se convaincre de nous-même, pour se figurer une conscience bagatelle. Mourir seuls, intérieurement. Mourir sournoisement, sappés de fluo et de nippes, elles aussi toujours plus insensées. Mourir seuls parce qu'on crie 'Liberté' alors qu'elle nous atrofie. Ce monde est fou. Ce monde est fou putin. &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces pantins ambulants que nous sommes, terrifiés à l'idée de vivre rigoureusement, animés par l'extreme et l'incohérent ; le ridicule de nos lois ; le desespoir d'un monde cynique et déprimé.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ni jeunes, ni vieux. Un monde sans âge, la perte de visages du mal-être, d'angoisses ridées. L'âge est ignoble. Les mains saillantes, le regard noir et aceré. L'epiderme plissé et la conscience balafrée. Age, désormais unique fief du hasard et de la destinée. Ce cercle vicieux qui nous ronge, que bientôt la consommation vaincra à son tour ; parce qu'elle est le monstre de nos peurs. Et Papa, maman qui nous avaient pourtant rabâché que &quot;le mieux est l'ennemi du bien&quot; ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et ma seule part d'intelligence est à 940 km.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Roger Le Gall, piscine municipale -</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (fUnnyg)</author>
<category>Chroniques anachroniques</category>
<pubDate>Tue, 17 Jul 2007 10:15:00 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FFFFFF&quot;&gt;----&lt;/font&gt;La foule s'entassait dans ces quelques mètres cubes aqueux. Le spot solaire devait juger la prestation de ces pantins synchronisés insuffisante pour qu'il s'absentâ ainsi, se faisant désirer par l'intense chaleur qui régnait là.&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#FFFFFF&quot;&gt;---&lt;/font&gt;Sur quelques lignes d'eau, les personnes font irrésistiblement ces allers-retours d'une régularité syndicale, se coursant ainsi tel des chiots tentant vainement d'attrapper leur queue ou ces ânes bêtement trompés par leur gourmandise, brassant l'eau claire presque frénétiquement et sans repis.&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#FFFFFF&quot;&gt;---&lt;/font&gt;Quelques mètres plus loin, on s'emerveille encore d'un rien. On crie, on saute, mais rien de formel, pas de contrainte. Dix années dans un monde détruit par la routine, et ces boucles brunes égarées sur ces amandes vertes sont encore enjouées par la moindre pirouette déjouant les lois de l'apesenteur encore inconnues.&lt;br /&gt; Dans ce vacarme d'enthousiasme et de frénésie, la nature ne tarde pas à frissoner. L'air se refroidit, des cristaux commencent à se détacher du coton atmosphérique pour se fondre , comme ces humains, dans l'eau chlorée. Mais si peu ne suffit pas à décourager ces moues enfantines et ces visages tordus par l'effort, la masse l'ignore encore. Au dessus, on ne tarde pas à envoyer la purée : dame Nature veut se faire remarquer. Alors, tel un enfant capricieux qui tire sur l'extremité du pull de sa génitrice pour se faire entendre et voir sa nouvelle fantaisie exaucée, elle densifie ses signaux.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; C'est une jolie danse à laquelle on assiste ici, les clapotis aqueux donnent le rythme, tandis que les joyeux cris des bambins stimulent nos nageurs effrenés. La pluie s'intensifie, désormais elle martèle ceux qui l'ignorent indécemment. Les hommes sont battus à coups de cristaux. Interloqués, certains sortent alors leur tête de l'eau. La pluie fait rage, frappant sans relâche la surface lisse de l'eau et l'empreintant d'ondes et de remous. Notre tableau n'est plus qu'une vague aquarelle ; on s'arrête de vivre, un instant, on observe cette orchestration cristaline. Caprice exaucé. L'enfance comme la nature parvient toujours à être écoutée car son regard est légitime, il est celui qui nous rappelle à la curiosité et l'enchantement.&lt;/p&gt;
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<title>♪ North - Phoenix ♪</title>
<link>http://butterfan.hautetfort.com/archive/2007/07/15/♪-north-phoenix-♪.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (fUnnyg)</author>
<category>Chroniques anachroniques</category>
<pubDate>Fri, 06 Jul 2007 18:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999&quot;&gt;&lt;b&gt;S&lt;/b&gt;ur l'asphalte suante, des milliers de pieds abandonnaient leurs traces, s'imprégnant du goudron puant, revélant une démarche vive et bâclée. Un soleil imposant abritait non loin de là une cinquantaine de lèvres agglutinées, sirotant quelque cocktail de fruit, ou se regénerant d'un café. On aperçevait de fines jambes croisées, quelques sourires décontractés. Les voilà, les Parisiens : yeux vifs, affairés à pincer et laisser quelques instants prisonnière et inerte une cigarette en leur bouche. &lt;b&gt;L&lt;/b&gt;a nature vert acide se met à danser sous le spot solaire, l'air fleurissant de son côté de dents exhibées, tandis que des milliers de yeux frivoles arpentent le sol Parisien. La gaité est là, on ne se meurtri plus, songeant à un avenir insoupçonné, on souri, face à des obstacles inclinés. Le souffle est confiant, serein, et optimiste, le soleil est là, la nature nous berce, chantant une de ces harmonie qui fait un silence sans égal. Plus un bruit, juste un air pur sifflant et voguant de tympan en tympan, endiguant le temps et noyant le moindre malaise. La nature est là, maîtresse de son territoire et de ses hommes ; elle les berce, les reprend en son sein, tandis que ces derniers s'attachent sournoisement à la faire mourir ...&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: right&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Mélancolie printanière ...</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (fUnnyg)</author>
<category>Chroniques anachroniques</category>
<pubDate>Wed, 04 Jul 2007 19:10:00 +0200</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://butterfan.hautetfort.com/media/01/02/b11bdc5285248897f48fd7b148c2a136.jpg&quot; name=&quot;media-457028&quot; alt=&quot;b11bdc5285248897f48fd7b148c2a136.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; id=&quot;media-457028&quot; /&gt;&lt;/div&gt; Un monde en animation : soixante six pieds dansants, trente trois bouches articulant, une centaine de doigts crispés, traçant machinalement mille lettres et mots et pourtant, pas un bruit. Les professeurs sont muets, le silence est complet. Seul un son est audible, et parvient à pénétrer ce motus insolite : l'écoulement fragile et candide d'une larme. Un relief nasal, puis des lèvres d'ors et déjà humides, jusqu'à s'écraser sur une table ascétique. Comme quoi, les sensations ne sont pas maîtresses d'elles-mêmes ; cacophonie peut-être muette. Tout a perdu son objectivité, rien n'aurait jamais dû être classifié, organisé, rangé, casé. La société est ridicule, elle pullule de monstres et de princesses, tous aussi faux et artificiels que n'importe quelle fleur en PVC, l'utilité exclue. Le rationel n'est plus de ce monde, l'humain s'est détruit, noyé dans une couche de superflu, d'artifices. On en a trop fait, l'homme ne sait plus qui il est, ni pourquoi il vit ; tout a perdu de sa chair, de son instinct ; nos ventre son repus d'égoïsme, et nos yeux brûlés d'hédonisme.&lt;br /&gt; Ce jour, les souvenirs sont rigides, et le soleil insipide. La végétation renaît sans passion. Une mine dépitée reflète ce bonheur laceré. Les larmes font leur chemin dans le brouhaha buccal environnant. L'hiver a jeté sa mélodie doucereuse pour un printemps à l'atmosphère fumeuse.
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