20 février 2008
Neuf personnes sur dix aiment le chocolat ; la dixième ment.
L'homme est un être de désirs, et pourtant, je cède toujours à la raison. Je ne sais plus comment penser ma vie. Toute une nuée de pensées m'envahit ; je n'ai n'ai jamais pensé aussi vite, aussi intense. C'est une véritable course, un affrontement entre désir et raison. Je n'ose pas m'écouter, m'attache à me contredire. Je ne crois pas aux sens. Ou plutôt, je me convainc qu'ils me trompent.
Alors ce serait cela grandir, tenter desespérement de joindre sa personne, d'en faire une unité ; et pourtant, on passe nos journées à simuler l'harmonie complète, l'entente absolue avec nous-même ; avec nos grands sourires et nos déblatérations mensongères. Alors j'ai cru quon pouvait au moins, faute de s'entendre avec les autres, s'accorder avec soi-même. Mais je suis moi-même en contradiction avec moi-même. Il y a des tueries, des massacres dans mon être.
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18 février 2008
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Oublier le reste, les grands vices du quotidien et la monotonie des heures d'éloignement. S'abandonne. Rosir au carmin. Ceder au tendre. Faire de banalités l'extraordinaire ; du profane, le sacré. Bouleverser le monde et ses acquis, retourner en tous sens sa perception, se laisser posseder par ses émtions. De rires cristallins et éclatants. Ces moments sont magiques et profondéments ressourçants.
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12 février 2008
Je sais trop bien synthétiser les odeurs de crème solaire.
La virilité en flacon, aussi.
(05.02)
Mes années scolaires se succèdent comme des crises d'asthme, avec un début serein et des fins étouffées.
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