30 janvier 2008
"Or le prodigieux est agréable ; j'en donne pour preuve que tous, lorsqu'ils font un récit, en rajoutent toujours, pour produire du plaisir" Aristote
Que rien n'ai de cause et le monde aussitôt apparait prodigieux. Pourquoi les photographies d'instants sont-elles les plus fascinantes ? Pourquoi un tel malaise devant le réel ? Vivre dans son temps, accepter ses surplus ambitieux, héritage d'un formatage éducatif, ou nier, faillir, et pencher pour ses idéaux frustrés ? Il n'y a ni non-sens, ni absurde. Tout cela n'est qu'affabulation humaine, un pretexte pour tuer la raison et mettre nos sens et désirs au pouvoir.
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27 janvier 2008
C'est pas tous les 27 janvier qu'on est amoureux. Hein-

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25 janvier 2008
Les pieds sales
La pièce est vide. Une table en vieux bois vulgaire, nuée de tâches graisseuses indistinctes et polie par le temps. Un mur dépeint, dont le jaune a viré au blanc, un mur criblé de trous assassins. Le parterre cimenteux laisse des particules de craie sur mes pieds sales. Il fait froid. La chaise voit son chassis peu à peu dénudé par une paille qui s'use. Et cette fenêtre qui donne sur le vide.
Un soleil d'une intensité rare réchauffe ma chambre et lui redonne une lueur jaune qui me fait penser aux boutons d'or du jardin de mon enfance. Cette pièce et un sourire. Ni corps, ni membres, ni yeux ; juste un sourire qui circule avec une fluidité ectoplasmique dans celle-ci. Semblable à celui du chat d'Alice.
Mon pays des merveilles est ce sourire et ce rayon de soleil. Mon utopie : le vide. Une journée sans besoin. Une journée de rudimentaire. Quelques gorgées d'eau, des fruits, des rayons de soleil et lui.
Nus, avec un coeur qui bat, et cela seul pour se savoir Hommes.
J'ai juste envie d'oublier le monde, pour ne pas m'avouer que je vous deteste.

oiseux, vain, inutile, innéficace, stérile, futile, chimérique, illusoire, insignifiant, infructueux, inopportun = Superflu. Les dictionnaires des synonymes sont parfois très éclairants.
[...]
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19 janvier 2008
De la propriété apaisante de délirer.
On lui aura trop dit, qu'elle était belle, avec ses yeux bouillonants, ses boucles rondes, son teint frais. Cette photo, nos deux sourires. Face à une vie surprenante, sans voile. Hilarante, vraiment. Cette photo est-elle moche ou belle ? J'aime nos sourires statiques. Je les fixe, m'en impregne à n'en voir plus qu'un. Je vois en nous un seul sourire. Comme c'est évident. J'aime notre jeunesse. Nos mots, nos maux, si infimes, si beaux. A prendre soin de ce qui nous détruit, et nous anime à la fois. C'est ça vivre, prendre le risque d'ouvrir son coeur, accepter l'illusion. Se faire maïtre de ce que l'on craint. Aimer nos faiblesses.
Nous sommes dans la nuit du 11 au 12 avril, et comme ça, sur un coup de tête, quatre pages trop tôt, je clos ce bavardage. Ce que tu vas refermer, ces un-quarante-huitième d'existence ; les quatre mois les plus excitants ; bijou de mon être. J'ai tenu, presque jour pour jour, la promesse de m'écrire. Je m'arrête maintenant, ayant senti, ces dernières semaines ma plume s'éssoufler peu à peu, après cette brève course à la vie.
Je crois être née il y a quelques mois. Avant, jamais qu'un vulgaire automate executant la volonté sociale, serpentant entre milliard de règles et normes. Après quatre mois de labourage intensif, tout est autre. Ma plume a gratté la crasse sociale qui s'entassait dans mon être et, de son crissement strident, elle a reveillé les velleités que l'homme sait trop bien cacher. Elle n'a pas rangé vices et vertus dans deux cases distinctes, elle les a imbriquées l'un dans l'autre. L'instinct renaît.
L'écriture me transportait au delà de toute cette Terre de normes. Je crois que l'on s'inquiète trop de savoir l'avenir alors que la masse des faits exogènes que nous connaissons si bien devrait, depuis longtemps, nous décourager. Non, l'homme s'obstine, s'entête à vouloir tout préparer, assurer, garantir ; un avenir parfait pour lui, sa progeniture, frêle expectative de nos moments manqués ; futur : friture d'idées dénaturées.
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15 janvier 2008
Petits remèdes de grand-mère. Tuer le mal par le mal.


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Calizero.com
09:11 Publié dans Post-it' | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14 janvier 2008
Vous saurez tout
J'errais sur les mots d'évène.fr Une image m'interpelle, petite, legendée. Mes sens se mobilisent pour retrouver la cause d'un tel éveil de mon inconscient. Les mots m'apportent leur soutien. Je peux lire "Survivre avec les loups". Certes, cela peut paraître relativement anodin. Mais dans l'ordre de mon esprit, toute mon enfance, ces quatres mots, surgit en cavalcade ; c'est un véritable sursaut ; je tressaillis devant cette annonce anodine.
Je me rappelle mon amusante arrogance. Celle qui, du haut de mes treize ans, me faisait pérorer la douteuse qualité littéraire d'un récit. Et ce récit, justement, c'est "Survivre avec les loups".
Tout ceci n'aurait guère d'interêt si un personnage n'intervenait dans ces reminescences. Mon père. Mon père me l'avait conseillé, ce livre. Et secrètement, j'avais versé des larmes sur les mots d'une enfant que je respectais profondément. L'âge m'avait fait croire, naïvement, que le mépris me donnerait de la consistance. Donc j'avais simplement rétorqué que "c'était mal écris".
Aujourd'hui, quatre ans plus tard, je vois que ce récit est devenu long-métrage. Je revois mon père. Le contact lointain d'un père et de sa fille. Un culte qui ne s'éteint pas. Mon père est ce [insultes] Dieu (tout un paradoxe). Tout mon être [ou presque] est un condensé de mon paternel ; et je suis fascinée par le masculin.
Je ne suis que le regret de mon passé. Dans le seul sens où je lui porte un regard tendre, mêlé de passivité et d'éffroi. Que fut mon enfance ?
En coupant avec mon père, j'ai abandonné mes années d'insouciance.
Il est la métonymie de mon enfance perdue, ce royaume bien au-dessus de mon présent, ce mystère d'années phagocytées par un être à lui seul, une attraction incroyable. Du véritable magnétisme.
Conclusion, j'irais voir ce film. Que le culte perpétue ...

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12 janvier 2008
Une parenthèse
La philosophie m'a définitivement perdue en chemin.
Et quand je lis Kant, franchement, j'me sens trop bête.
Mais mon Larousse Classique édité en 1951, avec ses lettres mouchetées et ses dessins archaïques ; j'adore. Ah, sur la première de couverture, une écriture enfantesque indique "Jérôme H., 8e A" Plus de doute, mon frère a été petit. Ce dico, donc, est un véritable héritage de famille, quelle symbolique, le savoir transmis de génération en génération ; très original.
J'ai, il est vrai, un certain ressentiment pour le passé. En fait, je crois que j'adore ce que je ne connais pas. Et au fond, le passé m'a toujours plus intriguée que le futur. Le futur, je le perçois un peu comme mon ennemi intime ; je l'humanise, lui donne un corps, on se regarde, oeil pour oeil, il m'intimide avec ses arrogances et ses tourments. Le passé, coeur dépassé, contre lequel toujours on en vient à se réfugier.
SPINOZA, J'AI LA TETE GROSSE COMME CA. Tu voudrais pas t'auto commenter ?
Article censé à venir. Lorsque mon encéphale sera démobilisé...
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03 janvier 2008
Flash Back
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