27 décembre 2007
Je voudrais la pierre qui transforme l'or en coton
J'aime notre âge d'insouciants. Celui qui nous fait croire, naïfs, que nous grandissons, alors que nous regressons dans le monde cotonneux des illusions. Ce que nous appellons tête haute "expériences" ne sont que de vils mirages. Nous n'avons de cesse d'être trompés.
La vérité, c'est que l'on complique tout, ça nous rassure. C'est le coton de grand mère, plus doux, plus simple, qui m'a fait comprendre. Le coton de grand mère, je me demande pourquoi on l'a écrasé, démuni de ses fibres rebelles. Pourquoi le coton est-il devenu industriel?
Rien que pour cela, j'ai envie de faire la grimace d'une gamine qui ne veut rien voir. Et puis je lui ai volé son coton. Il fallait bien qu'elle me transmette ce secret de famille, qu'elle me donne sa liberté.
J'aime ne pas écrire français vous savez ; tâcher la syntaxe de mon âme siphonnée.
14:10 Publié dans Leçons de vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 décembre 2007
Divaguation sauvage
Je vais des rêves très animaux ces derniers temps.
Je me vois hiberner tel un ours polaire (l'adjectif y est) deux mois durant, emmitouflé sous une patte duvetée, à regarder le néant, et à songer au calme, à la plénitude du temps lorsqu'il n'est pas assailli d'humains trop ambitieux.
Je me vois autruche, l'air benêt, à cacher ma tête du train de vie Parisien infernal.
Je me vois loir pour sa faculté extraordinaire à dormir sans cesse, à être reconnu pour, et à ne connaître aucun sentiment de culpabilité.
Enfin, si je pouvais avoir la patte menaçante et griffée du tigre pour donner un peu plus de vigueur à mes gestes, ou le grognement imposant du lion, pour dire qui c'est qu'est le chef, ou encore l'enthousiasme (trop naïf mais si sain) du chien qui jappe, je crois que ...
Si jamais un père Noël passait par ici,
j'aimerais aussi pouvoir passer à travers les murs, dormir les yeux ouverts, et avoir une cape d'invisibilité. Et pas en chèque-cadeau Fnac, je ne suis pas duppe. Merci
19:15 Publié dans Délires primitifs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17 décembre 2007
Ma soeur est.
DOCTEUR EN EGYPTOLOGIE MENTION TRES HONORABLE AVEC LES FELICITATIONS DU JURY. MA SOEUR EST UNE ERUDITE. Je ne suis encore rien, mais.
Ce qui me sépare de l'année dernière est une approche de la notation, de mon travail après-coup. Hier, j'appréhendais de 0 à 20. Aujourd'hui, c'est dans le sens inverse. Dans le sens où je ne dois pas "faire de mon mieux" mais faire "le mieux".
Je deviens formatée, un monstre de la note. C'est assez ignoble.
20:45 Publié dans Post-it' | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16 décembre 2007
Doctrine éphémère
Ma vie est gonflée d'incohérences, je suis constamment portée vers des chemins contradictoires. Je me sens baladée contre mon gré de vies en vies, de perceptions en perceptions, de gens en gens, sans savoir pourquoi, comment. J'ai l'impression d'être un monstre à mille yeux, et ça c'est super cool. OU pour faire plus simple, j'ai la sensation de faire un kilomètre de taille (non, non, pas en largeur), forcément, ça élargit la perception des choses et des gens. Mais tout a son effet pervers, et la contrepartie de cette polyvalence, c'est la volatilité, l'éphémère. Je suis une sorte d'oiseau qui voit tout sans construire de nid, nulle part. En fait, ma vie est, comme je la perçois, sublime et angoissante à la fois.
Je ne pensais pas que l'amour pouvait demeurer si vif malgré et contre les déchirures du temps. Je ne pensais pas non plus, qu'il pouvait demeurer insoupçonné, et n'être le fait que d'années passées ensemble, de douleurs communes, de joies, aussi. Je ne pensais pas que je l'aimais autant, sans le vouloir, sans le croire, que rien n'effacerait nos coeur communiants. Elle.
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13 décembre 2007
'On pourra se voir un de ces jours?'
11:05 Publié dans Post-it' | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03 décembre 2007
My blueberry Nights
Se noyer dans le temps, le perdre et le repêcher. Enfin trouver un sens à tout, ou à rien. Comprendre pourquoi nous agissons sans même plus penser, sans rien plus écouter de nous, sinon le tambour social. Le pendule, dans son mouvement strict, nous appelle toujours à refouler nos instincts. Quel mépris pour nos personnes.
Pourquoi nie-t-onfarouchementreligieusement la passion ?
Mercury Rev / Catpower / J. Timberlake / Beethoven
Vous savez tout maintenant.
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