16 décembre 2007
Doctrine éphémère
Ma vie est gonflée d'incohérences, je suis constamment portée vers des chemins contradictoires. Je me sens baladée contre mon gré de vies en vies, de perceptions en perceptions, de gens en gens, sans savoir pourquoi, comment. J'ai l'impression d'être un monstre à mille yeux, et ça c'est super cool. OU pour faire plus simple, j'ai la sensation de faire un kilomètre de taille (non, non, pas en largeur), forcément, ça élargit la perception des choses et des gens. Mais tout a son effet pervers, et la contrepartie de cette polyvalence, c'est la volatilité, l'éphémère. Je suis une sorte d'oiseau qui voit tout sans construire de nid, nulle part. En fait, ma vie est, comme je la perçois, sublime et angoissante à la fois.
Je ne pensais pas que l'amour pouvait demeurer si vif malgré et contre les déchirures du temps. Je ne pensais pas non plus, qu'il pouvait demeurer insoupçonné, et n'être le fait que d'années passées ensemble, de douleurs communes, de joies, aussi. Je ne pensais pas que je l'aimais autant, sans le vouloir, sans le croire, que rien n'effacerait nos coeur communiants. Elle.
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Commentaires
Nous savons désormais ce qu'a du ressentir Micromégas lorsqu'il nous contemplait de si haut, faisant le tour de notre monde en si peu de temps ...
Ecrit par : Matthieu | 21 janvier 2008
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