29 novembre 2007

Orchestre sentimental


Et pourquoi pas les crins d'un archet rugueux sur un piano en desuétude ?
And why not hairs of a rough violin bow on a disuse piano ? 

Le noir d'une matinée encore jeune dans Paris. Une journée encore nue ; l'horizon immobile que seules quelques volutes de fumée crachées par les toits de Paris animent. Le monde dors encore et tel un bébé assoupi, il exerce cette attraction mystérieuse sur moi, avec son aube rosée. J'ai envie de le regarder silencieusement, en courbant ma bouche proche du sourire, et c'est justement dans ce soupir que j'ai envie d'embrasser l'humanité, de l'étreindre dans son silence ...

***

[Dans la vie, tu as ceux qui savent positiver, et les incapables. Moi je suis du second lot, de ceux qui s'engourdissent de pessimisme. Pire même, je suis plus paradoxale que quiquonque. Ce qui est supposé me réjouir m'endors, et ce sont les petits détails insignifiants, en apparence, qui me réveillent, qui excitent mon enthousiasme. Je suis de ceux, oui, qui se laissent (a)battre par la routine et par le froid, qui n'ont pas la force de ceder à la tentation, ô combien grande, de geindre. I'm a looser. Cette petite voix de merdeuse qui n'est jamais contente, qui n'est pas foutue de voir que tout lui sourit, ce regard larmoyant d'enfant choyée, et cette bouche assechée par un flot indescent de plaintes. Que je suis conne des fois. ]

Les semaines à venir s'anoncent sucrées.

Commentaires

On a tous nos moments de pure connerie ... Certains plus que d'autres ...
En tout cas, si c'est parceque tu es "conne" que tu écris aussi joliement, alors ce n'est pas un mal que tu le reste ... J'ai rarement (jamais en fait) vu une "conne" aussi intelligente ...
Bah oui, arriver à poser soi-même son propre diagnostic sur son propre cas, si ça c'est pas être intelligente ...

Ecrit par : Matthieu | 21 janvier 2008

Bon, à la vue affolante de l'horloge qui tourne et m'indique d'un doigt mince et accusateur qu'il est déjà 1h49, je suis dans le regret de t'annoncer que je vais finir là ma lecture de ton blog. mais ne t'inquiète pas, sans doute que cette mégère d'horloge m'autorisera sous peu à revenir continuer mon entreprise.

Ecrit par : Matthieu | 21 janvier 2008

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