23 novembre 2007

Pensées.

La femme doit se dorer pour être adorée. Dixit M.Foufou

Les artistes élargissent notre perception. La nôtre est utilitaire, au service de la vie et de nos actions car, avant de penser, ne faut-il pas agir ? Or l'action se fonde sur le moment opportun, le kairos et necessite des repères. Finalement, ce sont ces contraintes de temps et d'espace qui nous resteignent, et ce que nous perdons sur le plan de la connaissance, nous le gagnons en efficacité.
Les mots sont principalement à l'origine de ces repères qui nous rassurent et nous orientent. Ils classent les choses, les organisent en genre. Les noms communs sont donc par essence généraux. Mais la réalité des choses est qu'elles sont toutes uniques et singulières. Le langage est donc au service de nos besoins, mais est faussé par son aspect restrictif. Les mots nous donnent cette cohérence et cette rigueur. Ils viennent renforcer ce voile que l'artiste se veut soulever : il est ce revelateur qui parvient à exprimer la richesse des choses. L'art dévoile notre vie intérieur et les vérités exterieures. Il ne les invente pas, il ne les imite pas, il les rend transparentes. Les poètes n'ont pas inventé l'amour. Nous avons préalablement une conscience obscure et confuse de ces réalités ; sa tâche, à l'artiste, est de nous en faire prendre pleinement conscience et dans leur vérité profonde.
(je suis persuedée que celà vous rappellera qqch. La philo est obsédante.)

Deçà quelques semaines, j'évoquais cette marchandisation à laquelle seule le temps me semblait échapper. Souvenez-vous ... Eh bien, la société de valets (A. Gorz) qui se developpe de manière croissante (service aux particuliers) se revèle mettre en doute ce la, puisqu'elle consiste en l'achat de temps d'autrui !

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