25 octobre 2007

Quand l'expression n'a pas lieu d'être.

Devant cette nature impétueuse, se laisser refroidir, succomber aux forces qui nous dépassent, à nos comportements ahurissants. Tout ce qui nous dépasse et que l'on regarde d'en bas. Pouffer, soupirer. Et ce passé, qui nous étrangle, que l'on n'est plus à même de réduire, d'anéantir. Et en même temps, cette douce euphorie, ce froid vivifiant, cette chance infatiguable. Comme si, la nature, désormais nue, se pliait, se voutait pour satisfaire mes désirs, même ceux que je n'avais pas encore fait naître. Belle anticipation. Mais oui, l'hiver, le froid, ces ombres qui se chevauchent et s'entrechoquent, enmitoufflés dans ces fourrures, mais oui, le souffle et la nuit dans un froid apaisant. L'hiver, ou cette douce analgésie. C'est magnifique.

C'est drôle ce vide. Comme si en si peu de mois, je m'étais dégonflée. Finalement, je ne suis porteuse de rien. Mon corps est rempli d'illusions. La matière est absente. Je suis ridicule. J'ai une envie de décimer ce que j'avais construit. Pour la haine de ne pouvoir offrir plus. D'avoir perdu un certain éclairage. D'être bredouille face à vos attentes. Mais je n'ai jamais écris que du vent. C'est le jargon qui m'a sauvée. Le néant. J'ai écris le néant. Joli paradoxe. Ecrire l'infini. Il y a trop d'incohérences dans ce monde, c'est fou. C'est fou aussi, comme ça me détruit de voir les gens dans leur moule, dans ce moule qui leur colle à la peau tel une ombre. Comme les gens sont prévisibles. Comme ils vont se dire que je suis futile, juste parce que j'aurais écris un article comme celui-ci. Comme c'est beau de déballer des flots de mots sans se soucier de leur portée. Comme c'est bon de laisser couler nos velleités. Comme le prof de philo doit se complaire de cet état. Je ne comprends pas ces génies. Moi, je ne comprends pas le monde.

(Et la jouissance de perdre une heure à s'abrutir devant l'objet de notre satisfaction)
(Et la facilité crasse de se laisser dire des choses abruties)

 

19 octobre 2007

E comme ... Evidence

TU ES CETTE EVIDENCE.
Ces longs cheveux bruns, ondulés comme ce sourire sur ses lèvres, glissant sur sa nuque. Ces vertèbres qui coulent une à une le long d'un corps dévoilé. Ces traits fiers et ce regard profond singeant l'assurance. Une poitrine sagement révelée, pour un regard entier. Ce corps honnête et ces traits francs, ces sourcils épais longeant la perle d' yeux brûlants de vie. Cette invasion de sentiments vifs et tenaces, forts d'une longueur qui semble infinie comme ces cils dans la continuité de ses paupières ombrées.. Tout ceci, à toi.
 

16 octobre 2007

Mardi 16 octobre

Cette course à la montre. C'est vraiment fabuleux. Tout ça, ces habitudes, mais la surprise toujours plus grande sur certains terrains. Les objectifs qui s'éclaircissent, voire qui se concrétisent. Un sens qui prend sa matière et qui se définit.
Et puis cette capacité d'acuité qui se réduit peu à peu à une bribe d'êtres, partie intégrante de moi. Une bribe d'être.
Il n'y a rien à signaler, effectivement, mais le bonheur, ça peut se dire. 

"Comment faut-il vivre sa vie?" Voilà qui me laisse perplexe, car si bien des modes de vie sont contradictoires les uns avec les autres, incompatibles entre eux, il est possible d'adherer à deux religions de la vie totalement opposées. La frustration de choisir, d'exclure une partie de soi, de la renier. Et l'intelligence c'est de savoir manier une certaine vie spirituelle tout en conservant ce matérialisme qui nous impregne inexorablement. Il faut admirer l'ouverture d'esprit de certains, et il faut perseverer. C'est un combat contre l'animalisation ; toute lumière est bonne à prendre. Apprenons, apprenons.

(Gibson, c'est aussi le nom d'un désert en Australie =D) to Guillaume. 

 

EDIT : Ceci n'est pas "texte" comme certaines ignares l'affirment mais un barbouillage, nuance ...  
 

06 octobre 2007

Théatre du Lucernaire, ou ces envies de pain d'épice

Art, cette bouffée d'air éclatante, ce retour à l'unité, à l'authenticité.

L'art est une véritable source que l'homme nie tristement. Art, aucun mot, juste des passions qui s'exercent, quelques larmes de joie, des secondes sans minutes, et ces regards renouvelés, laissant dans leur solitude nos routine effrenées.
L'art n'est à la hauteur de rien, on ne le compare pas. Le mercantilisme dans lequel on l'a inseré est ahurissant. L'art est à tous, comme la vérité nous appartient. L'art est un droit, comme on a le devoir de ressourcer nos âmes encrassées. L'art est une force qui dépasse l'homme, et c'est bien pour cela qu'il nous laisse si souvent perplexe. Parce qu'il est le precepteur qui nous ramène aux fondamentaux du vivant. L'eternel et le sublime. 

 

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