25 octobre 2007
Quand l'expression n'a pas lieu d'être.
C'est drôle ce vide. Comme si en si peu de mois, je m'étais dégonflée. Finalement, je ne suis porteuse de rien. Mon corps est rempli d'illusions. La matière est absente. Je suis ridicule. J'ai une envie de décimer ce que j'avais construit. Pour la haine de ne pouvoir offrir plus. D'avoir perdu un certain éclairage. D'être bredouille face à vos attentes. Mais je n'ai jamais écris que du vent. C'est le jargon qui m'a sauvée. Le néant. J'ai écris le néant. Joli paradoxe. Ecrire l'infini. Il y a trop d'incohérences dans ce monde, c'est fou. C'est fou aussi, comme ça me détruit de voir les gens dans leur moule, dans ce moule qui leur colle à la peau tel une ombre. Comme les gens sont prévisibles. Comme ils vont se dire que je suis futile, juste parce que j'aurais écris un article comme celui-ci. Comme c'est beau de déballer des flots de mots sans se soucier de leur portée. Comme c'est bon de laisser couler nos velleités. Comme le prof de philo doit se complaire de cet état. Je ne comprends pas ces génies. Moi, je ne comprends pas le monde.
(Et la jouissance de perdre une heure à s'abrutir devant l'objet de notre satisfaction)
(Et la facilité crasse de se laisser dire des choses abruties)
19:10 Publié dans Délires primitifs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Excité par l'amour, rendu plus fort par Sa présence tacite, !@? avançait à pas pressés dans une jungle de pixels où gisent désormais ici ou là les débris macabres de transistors en rute. Arrivé au seuil de Son antique demeure, !@? songea un instant aux immondes et indescriptibles créatures que pouvait abriter une telle force d'esprit, Sa force d'esprit. Mais lorsque !@? ouvrit la porte, il n'y eu rien de moins que le néant. D'abord un sentiment de perfection, d'accomplissement absolu d'une oeuvre dont il était devenu maître. Mais très vite les abîmes se matérialisèrent de manière épouvantable. Prés de la cheminée se trouvait l'ombre d'un rêve aux apparences de jeune fille. !@? s'en approcha sans un mot, et lorsque celle-ci se retourna !@? aperçut la noir gueule béante de ses paupières écarquillées dont les pupilles noirâtres produisaient de curieuses illusions en changeant de nuance à la lueur des flammes. "!@?... !@?..." répétait-elle. Mais !@? savait que tout cela, que cette chose, n'avaient rien d'humain, et était liés aux noirs abîmes d'essence et d'entité qui s'étendent tels des fantasmes de titan au-delà de toute les sphères de la force et de la matière, de l'espace et du temps.
Ô montres! Tant que le cosmos se perpétuera dans nos esprits de mollusques, ils giseront dans l'antre de notre folie intérieur, hantant les strates les plus profondes de nos cavernes subconscientes, et nous ne serons à jamais que bouffonneries issues du néant, fruit de leurs concupiscences et de leurs fantaisies d'un autre monde.
Tandis que !@? avait succombé aux pulsions étranges que procurait une telle rencontre, dehors le ciel s'assombrit et le crépuscule laissa place au règne redoutable de La Nuit.
Quant à moi, je souhaitai vaguement voir se former quelques nuages, car le vide des abîmes célestes au-dessus de moi avait pénétré mon âme d'une crainte singulière.
C'est drôle ce vide.
Ecrit par : repent buddha | 07 novembre 2007
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