26 septembre 2007

Billet doux

Ca degénère, c'est le bordel, il pleut, le monde chiale, on va tous creuver, j'vais m'suicider.

25 septembre 2007

M. "Je mouille ma chemise" ou la médiocrité

L'enseignement philosophique, ou cette anoxerie de l'écoute de l'autre, horrifiante d'idées pré-conçues. Quelques centimètres plus haut, et l'on devient sa propre vérité, et nos phrase deviennent les lois de l'humanité. C'est ça, la philosophie ? Parler, généraliser, parler, s'écouter parler, se pâmer devant un public tout relatif et s'autosatisfaire ?
Crétin fini ... Bah putin, c'est vraiment de la merde la philo.

17 septembre 2007

Onde euphorique (Version 154.5)

De là à se quitter, l'extrême devra être plus poussé. Mais là c'est différent, je n'étais pas censée venir ici. Il fallait pourtant partager cette exquise euphorie, encore, cette transe qui s'apparente à un délire opioïque, cet excès dopaminique. Je vole, sans m'écraser. Le pavé dans la gueule n'est pas venu. Mon seul ennemi est moi-même, je suis mon propre enfer. Mes ailes glissent dans la douce matière nuageuse du bonheur, de la prose des désirs inassouvis, ceux qui nourissent généreusement l'homme. La vitesse rosi mes joues, les balafre. Je ferme les yeux. Je l'écoute, j'écoute -M-, Matthieu Chédid. Et c'est comme Jacques Brel, cette sensualité qu'on explique pas. Comme tout ; ce que l'on ressent que l'on explique pas. Mes mots en vracs, ce vague reflet d'une transe sans conteste, celle qui donne aux Magnolias de la terrasse des allures de danseuses, et perchées le long de la rembarde, observant de haut ces brins d'herbes désinvoltes et illégitimes. C'est Roméo et Juliette. Le monde qui s'aime contre son gré.  Ce regain d'énergie  qui refait surface fréquemment, qui me rappelle comment vivre, qui m'apprend encore, et chaque fois qui je suis, qui je veux être. Parce l'homme heureux est celui qui désire. Qui désire seulement. Celui qui s'oublie, mais qui fait de tout son désir, sans se l'approprier, en l'appréciant simplement, par la jouissance de sa vue, de son contact. Evidemment que le bonheur est intérieur, qu'il est cet horizon qu'on atteint par l'esprit. Et réfléchir, encore réfléchir, sacraliser tout ce qui est, bonnifier la banalité. J'y songe. S'entourer, braver le futur, le narguer. Ces deux personnages antagonistes qui s'affrontent en moi, qui brisent la nonchalence du quotidien, moi, cette folle inconstance, et ce plaisir infracturable de vivre, de voir le monde, de les aimer, et de changer, changer.

C'est con, mais merde, qu'est-ce-que c'est intense.


07 septembre 2007

Paroles

"La vie des Parisiens se consume plus rapidement qu'ailleurs, tant les trépidations du désir son violentes. Une véritable fournaise pour les passions."

Eric Cobast dans Petites leçons de Culture Générale 

"Nous ne pouvons cesser de désirer et cela même nous magnifie et nous tue. Le désir ! Il nous porte et nous crucifie, en nous conduisant chaque jour au champ de bataille où nous avons perdu la veille mais qui, dans le soleil, nous semble un nouveau terrain de conquêtes, nous fait bâtir, alors que nous mourrons demain, des empires voués à devenir poussière, comme si le savoir que nous avons de leur chute prochaine n'importait pas à la soif de les édifier maintenant."
"C'est peut-être ça être vivant : traquer des instants qui meurent."

Muriel Barbery dans L'élégance du hérisson 

04 septembre 2007

Et au Japon, il existe une Fédération des Puceaux.

"Baby Blues, Baby Doll" sur France 5, reportage glaçant sur la société Japonaise d'aujourd'hui. Pire qu'un glissement fatal, la société est un culbutos se dirigeant vers un néant flippant. Déjà là-bas, la sphère familiale est éclatée, les relations humaines complètement balafrées, et l'individualisme criant forge des générations de plus en plus dépressives et solitaires. Plus de couple, plus de natalités, plus de sexe. Le Japon d'aoujourd'hui est l'Occident de demain. Un ravin creusé par l'argent et la soif de désirs, par l'incapacité à se limiter. Les hommes sont fous. Visionnez ce documentaire putain, c'est effrayant. Le cynisme, partout.

L'enfant-roi

Les gens ont la ridicule manie de sourire niaisement ou hypocritement à tous être d'un âge inférieur à 9 ans dans tout lieu public quel qu'il soit. Mais sachez-le, je ne cèderais pas à ce rite, je-hais-les-mômes.

Notez par ailleurs que dans les cas les plus desesperés, le sourire s'accompagne d'une remarque et de deux questions :
- Qu'elle (il) est mignon(ne) !
- Comment s'appelle-t'il(elle) ?
- Quel âge as-tu ?
Les mêmes rites langagiers se retrouvent au sujet d'un Chartreux ou d'un Labrador. Trouvez l'erreur.

03 septembre 2007

Je déprime, donc le monde est depressif.

Qu'on s'explique bien ce Pop Art que l'on a tant veneré n'est qu'une conception directe de l'art avec la société de notre temps ; d'où "Popular Art". Jusque là, tout va bien. Son principe de base étant de magnifier les objets les plus symboliques de la société de consommation, les démultiplier, pour les produire en série, l'objet d'art, n'est alors plus qu'un produit manufacturé à son tour. Mais après le désir, qu'il y a t-il ? Continuons ce culte funéraire.

Ce monde, aussi, où l'on s'acharne a éterniser l'âge bac à sable. Ce monde qui me fait peur. Cette ville est un virus schizophrène, un univers malsain, peuplé d'êtres complexés, étourdis par eux-mêmes, par leurs délires insignifiants. Pousser toujours plus loin les limites du rationnel. Pour se sentir vivre, pour se convaincre de nous-même, pour se figurer une conscience bagatelle. Mourir seuls, intérieurement. Mourir sournoisement, sappés de fluo et de nippes, elles aussi toujours plus insensées. Mourir seuls parce qu'on crie 'Liberté' alors qu'elle nous atrofie. Ce monde est fou. Ce monde est fou putin.  

Ces pantins ambulants que nous sommes, terrifiés à l'idée de vivre rigoureusement, animés par l'extreme et l'incohérent ; le ridicule de nos lois ; le desespoir d'un monde cynique et déprimé. 

Ni jeunes, ni vieux. Un monde sans âge, la perte de visages du mal-être, d'angoisses ridées. L'âge est ignoble. Les mains saillantes, le regard noir et aceré. L'epiderme plissé et la conscience balafrée. Age, désormais unique fief du hasard et de la destinée. Ce cercle vicieux qui nous ronge, que bientôt la consommation vaincra à son tour ; parce qu'elle est le monstre de nos peurs. Et Papa, maman qui nous avaient pourtant rabâché que "le mieux est l'ennemi du bien" ...

 



Et ma seule part d'intelligence est à 940 km.

 

Un pissenlit dans le béton, et je pleure son nom.

"'Non, Homo tout court, parce que t'es pas sexuel."
"J'ai une gueule de barbie ou quoi ?"
"Nan mais franchement, je vais très bien, je sais qu'on rentre pour moi,  arrêtez de mentir ! mais je vous dis que je vais bien ! JE-VAIS-BIIIEN."
"Putin, j'ai mis ma tête sur l'oreiller, j'ai cru faire quatre fois le tour de mon lit."
"Ouuuuh putin _ Tu veux de l'Apaisyl ? _ C'est pour les piqûres de moustique crétine _ Bah t'es piquet non ?"

Le monde est salaud. Et l'humeur ne me met pas en condition de tolerer ça. A Paris il fait Décembre, et mon bronzage est peut-être la seule preuve de l'existence d'un astre nommé soleil. 

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